Confort thermique : Guide & définition

Définition


Eté comme hiver, nous recherchons tous le plus grand confort à l’intérieur de notre maison, avec une température agréable et adaptée. Cette sensation, que l’on appelle confort thermique se vit donc tout au long de l’année, et repose sur plusieurs critères, certains totalement subjectifs, d’autres liés à des paramètres environnementaux précis.

Le confort thermique est une sensation physique, liée à la température, et qui est propre à chacun d’entre nous. En hiver, un bon confort thermique est lié à une sensation suffisante de chaleur (Ni trop, ni pas assez chaud). En été, il faut limiter cette sensation de chaleur et plutôt assurer une certaine fraîcheur à l’intérieur du logement. Le confort thermique peut donc se définir comme la sensation de bien-être ressentie dans une ambiance donnée, et relative à plusieurs critères, à la fois extérieurs et relatifs à chaque individus.

Quels sont les paramètres qui définissent le confort thermique ?


Contrairement aux idées reçues, le confort thermique n’est pas uniquement une question de température ; il repose en effets sur de nombreux autres critères, comme l’humidité, la qualité de l’air, l’isolation du logement ou plus individuels, relatifs à l’occupant lui-même.

Température ambiante

La température ambiante (on parle également de température de consigne) est naturellement le facteur premier qui intervient dans la notion de confort thermique. Même si nous ne réagissons pas tous de la même façon aux différentes températures, il va de soi que dans une pièce où il fait 10°C, personne ne sera bien.

Pour obtenir un confort thermique satisfaisant pour tous, il faudrait paramétrer une température de consigne située entre 19°C et 20°C en hiver, et proche de 25°C en été 

Attention à ne pas surchauffer car une augmentation de 1 ou 2°C peut entraîner une surconsommation énergétique de près de 7%. La  nuit, la température doit être baissée de 2 ou 3°C.

Attention cependant, la température ambiante dépend également du moment de la journée et de l’activité pratiquée dans la pièce. Il faut simplement éviter les trop gros écarts de températures entre les différents moments de la journée.

Température des parois

La température des parois opaques et transparentes (portes, fenêtres, etc.) a également une grande influence dans la notion de confort thermique et sur la température ressentie. Contrairement au double vitrage avec une couche à faible émissivité, le simple vitrage émet un rayonnement froid qui crée une sensation désagréable en hiver. Un mur froid ou un sol froid émet le même rayonnement désagréable.

Ainsi, il faut, dans la mesure du possible, que la température des parois se rapprochent le plus de la température de l’air ambiant pour diminuer la sensation de froid et augmenter le confort de tous.

Il sera donc parfois nécessaire de revoir l’isolation du logement et de mettre en place des vitrages performants, afin d’éviter les ponts thermiques.

Humidité de l’air

Comme pour l’extérieur, l’humidité relative de l’air intérieur influence énormément la sensation de confort thermique ressentie. Elle doit se situer entre 40 et 60% en hiver. Un air trop humide nous incitera à augmenter la température de la pièce ; un air plus sec à la diminuer. Pour réguler au mieux le taux d’humidité d’une pièce et obtenir un pourcentage idéal, il est recommandé de mettre en place une ventilation mécanique contrôlée, qui assurera un renouvellement de l’air dans toute la maison de façon automatique.

Courants d’air

Un courant d’air se définit comme un phénomène de mouvements naturels d’air ou de mouvements mécaniques. Il apparaît naturellement par différence de température. 

Les courants d’air, très agréables en été car favorisant la transpiration, sont très désagréables en hiver car favorisant les échanges thermiques entre le corps et l’air par convection.  

En été, on essaye de jouer avec des ouvertures stratégiques afin de créer des courants d’air rafraîchissants ; En hiver au contraire, il provoque la plupart du temps l’inconfort thermique. Le choc thermique lié à ces courants d’air est souvent à l’origine de nombreuses rhinites.

Confort thermique et mode de chauffage

  • Le chauffage par convection utilise de l’air en mouvement pour transférer la chaleur du système de chauffage aux occupants. En fait, l’air chaud monte et l’air froid reste au niveau du sol. Il en résulte une stratification de l’air (plus chaud en haut qu’en bas), ce qui entraîne un certain inconfort thermique (pieds froids par ex). Le chauffage par convection a également tendance à assécher l’air, ce qui peut devenir très désagréable. Ces élément de chauffage sont également très chauds (autour de 90°C), ce qui peut engendrer de gros problèmes de sécurité avec les enfants. Les « convecteurs » (ou « grilles pains ») ou autres « soufflants » sont donc à éviter notamment quand les volumes à chauffer sont importants.
  • Le chauffage par rayonnement ou chauffage radiant utilise des ondes infrarouges pour transférer la chaleur du système de chauffage aux occupants.  L’air n’est pas très stratifié et le confort thermique est meilleur. Parmi les radiateurs rayonnants, vous retrouvez : le chauffage au  sol, poêles de masse (à émission de chaleur lente), radiateurs électriques à inertie et radiateurs à eau.
  • Certains modes de chauffage associent la convection et le rayonnement, et offrent un confort thermique relativement satisfaisant : poêles à granulés, panneaux rayonnants etc.

Confort thermique et facteurs humains

Comme nous vous l’avons expliqué, le confort thermique est une sensation, liée avant tout à la sensibilité de chacun. L’activité physique pratiquée, tout comme la tenue vestimentaire portée, influencent le confort thermique et les températures requises dans les pièces.  

L’âge de la personne (nouveau-né, enfants, séniors) tout comme son état de santé (femme enceinte, personne malade, etc.) sont également des variables à prendre en compte. 

Pour résumer, c’est l’occupant lui même du logement le mieux à même de définir ce qu’est un “bon confort thermique”. Ce confort thermique dépend de nombreux critères tels que les températures des pièces et des murs, les modes de chauffage, l’humidité de l’air…. Pour atteindre un confort thermique idéal pour tous, il faut agir au niveau du logement en lui-même, des différents systèmes thermiques et des occupants. Au niveau du logement, une isolation adéquate et des fenêtres efficaces évitent le phénomène des murs froids et réduisent les mouvements de l’air. Au niveau des systèmes thermiques, une température ambiante de 19 à 20 °C associée à un bon contrôle et à l’utilisation d’une VMC à humidité contrôlée améliorent le confort thermique tout en limitant la consommation d’énergie. Et naturellement, une tenue adaptée à la saison et à l’activité pratiquée s’impose à chacun des occupants.