Comment améliorer son confort thermique en toute saison ?

Définition


Le confort thermique est une notion subjective, qui se définit comme la sensation de bien-être ressentie dans une ambiance précise, souvent intérieure.  Il n’existe donc pas réellement de confort thermique universel idéal, chaque personne possédant sa propre perception de la température idéale et donc du bien-être. Il est cependant possible d’approcher d’une température chaleureuse qui convienne à tous les résidents d’une même habitation.

De quoi dépend-il ?

Même si la notion de confort (thermique) est une notion subjective, elle reste toutefois liée à des facteurs objectifs physiques :  

  • La température de l’air : il s’agit naturellement du 1 er élément qui intervient lorsque l’on parle de confort thermique. La température idéale d’une pièce dépend non seulement de l’activité que l’on y pratique, mais également de la saison, du moment de la journée et de nos préférences personnelles. A noter la sensation de froid que l’on peut ressentir lorsque l’on se tient vers une porte ou une fenêtre dont la température est inférieur à celle de l’air ambiant.
  • L’humidité de l’air : L’humidité relative de l’air influence également la sensation de confort thermique ressentie par chacun. Un air humide contient de la vapeur d’eau. Or, l’eau transmet bien mieux le chaud ou le froid que l’air ; vous l’aurez remarqué, alors que vous êtes très bien dans une pièce à 21°C, vous aurez froid dans un bain ou une eau à la même température. L’humidité idéale d’une pièce se situe entre 30 et 70% en hiver. Privilégiez un air plus sec en été, afin de favoriser la transpiration. 
  • La vitesse de l’air : On parle également de courants d’air. Ils peuvent être très agréables en été, car ils nous apportent une sensation de fraîcheur et peuvent favoriser la transpiration ; en revanche, ils sont forts désagréables en hiver car favorisent les échanges thermiques entre l’air et le corps et augmentent notre sensation de froid. 

Comment améliorer son confort thermique ?


Trouver des solutions pour améliorer le confort thermique d’une habitation permet non seulement d’améliorer le bien-être de tous, mais il peut aussi permettre de réduire (considérablement) les factures énergétiques, principalement en hiver. C’est également permettre d’améliorer la valeur d’un bien immobilier que l’on souhaiterait vendre. 

Pour cela, il existe plusieurs solutions que l’on peut tous mettre en place facilement en été comme : 

  • Limiter les apports de chaleur par rayonnement solaire au travers des vitres en installant des stores ou des volets ; 
  • Maintenir les fenêtres fermées la journée et ne les ouvrir que le soir pour aérer, en essayant également de créer quelques courants d’air ; 
  • S’équiper d’appareils électroménagers à faible consommation énergétique et éviter d’utiliser les appareils de cuissons comme les fours, sources de forts chaleurs.

La problématique est plus importante en hiver, période pour laquelle des travaux d’isolation thermique sera alors nécessaire. Pour un confort optimal tout au long de l’année, vous pouvez également penser à l’installation de machines spécifiques comme une pompe à chaleur ou une climatisation (réversible).

Les travaux d’isolation thermique

D’après des experts, plus de 30% des déperditions de chaleur se font via les combles et les toitures. Cela doit donc être votre priorité en termes d’isolation.

L’isolation du toit et des combles

L’isolation des combles est le premier aménagement que vous devez envisager pour vous assurer un confort thermique optimal. 

Pour des combles non aménageables, vous pouvez employer la méthode du soufflage de flocons isolants (vous recouvrez le sol de vos combles avec des flocons de laine de verre isolants) ou opter pour la pose de panneaux ou rouleaux isolants sur toute la surface du plancher.

Pour des combles aménagés, vous pouvez procéder à l’isolation par l’intérieur de votre logement ou par l’extérieur, en fonction de la configuration et de l’accessibilité de ceux-ci.

Pour une isolation par l’intérieur, la méthode la plus courante et la plus facile à mettre en place consiste à poser des panneaux sur les rampants de la toiture. Pour ce faire, vous devez disposer d’une hauteur suffisante, l’épaisseur de la couche isolante étant d’environ 25 cm. Il est recommandé de poser 2 couches de panneaux et un pare-vapeur pour une isolation optimale.

S’il vous est impossible de procéder à l’isolation de vos combles par l’intérieur, vous avez la possibilité d’isoler votre toiture par l’extérieur. C’est ce que l’on appelle la toiture sarking. Cette méthode consiste à réaliser une sorte de second toit. Des panneaux isolants rigides sont placés sur la charpente (il est recommandé d’installer un pare vapeur avant) et la toiture est reposée par dessus. 

Les autres éléments à isoler

Mais l’isolation de la toiture n’est généralement pas suffisante, des déperditions de chaleurs se produisant souvent par d’autres parties de la maison comme les sols, les murs, les fenêtres ou les portes.

Les murs les plus fréquemment isolés sont les murs creux et les murs de façades, sous réserve qu’ils soient en bon état. Pour l’isolation des murs creux, on insère dans la coulisse (par des cavités creusées dans le mur extérieur) la laine de verre, la laine de roche, la mousse de polyuréthane, les granules de polystyrène ou autres composants isolants choisis. Pour l’isolation des murs façades, l’isolation se fait par l’extérieur. Cette méthode consiste à poser une couche d’isolation et un nouveau revêtement sur le mur extérieur. La bonne répartition des isolants est généralement vérifiée par caméra thermique.

L’isolation de vos sols peut se faire avec différents matériaux : 

  • les plaques isolantes (sous réserve qu’elles supportent un poids élevé) ; 
  • la mousse de polyuréthane  : la mousse est injectée sur une surface. Avec cette méthode, il n’est pas nécessaire de prévoir une couche de remplissage supplémentaire pour les tuyaux, la mousse se répandant sur la surface, elle va les encapsuler.
  • la chape isolante : Il s’agit d’appliquer une couche superficielle à base de ciment sous votre plancher, avant la pose du revêtement. Cette méthode n’est cependant pas suffisante à elle seule et requiert souvent la pose d’un autre isolant.

Vous pouvez également procéder au changement de vos fenêtres, en installant du double ou triple vitrage, le double vitrage restant cependant la solution préférentielle de part ses performances thermiques, ses apports solaires et son prix. 

Les installations de confort thermique

Outre les travaux d’isolation, votre confort thermique peut également être assuré par des installations telles qu’une pompe à chaleur, une climatisation ou des solutions de chauffage.

Les installations de climatisation

Un climatiseur est un appareil qui vous permet de réguler, modifier ou contrôler les conditions climatiques de votre logement. Cette installation permet de traiter l’air intérieur et de le rafraîchir,  et de le réchauffer pour les modèles de climatisation réversible. 

Avant l’installation de tout système de climatisation, des experts réalisent un bilan thermique qui permettra de définir le modèle le plus adapté. Il est également important de penser à l’évacuation des eaux usées ou de condensation et aux différents obstacles intérieurs qui pourraient nuire à la bonne diffusion de l’air.

Avec un climatiseur, vous pourrez bénéficier d’un air frais en été, d’une douce chaleur en hiver, et d’un air purifié en toute saison. A noter qu’un climatiseur permet également de contrôler le taux d’humidité d’une pièce.

Les installations de pompes à chaleur

Comme pour l’installation d’une climatisation, il est impératif d’effectuer un bilan thermique de votre logement ainsi que vos besoins. Cette étude permet d’évaluer les déperditions de l’habitation et de déterminer avec précision ses besoins calorifiques. D’autres critères sont également à prendre en compte comme la zone géographique de l’habitation et la nature de l’installation souhaitée.

Vous pourrez alors choisir entre : 

  • Une pompe à chaleur (PAC) Air/Eau : Ce système puise les calories dans l’air extérieur qui va chauffer l’eau du système intérieur pour apporter la chaleur requise.
  • Une PAC Air/Air : Ce système récupère les calories présentes dans l’air extérieur pour venir chauffer l’air intérieur .
  • Une PAC réversible : elle fonctionne le plus souvent grâce à l’aérothermie, c’est à dire un système air/air. 

Les installations de chauffage

Les systèmes et installations de chauffage sont nombreux et dépendent grandement de la fréquence de vos besoins. 

Vous pouvez faire le choix  : 

  • du chauffage individuel “d’appoint”, avec l’installation de radiateurs électriques, de radiateurs à inertie. Si la configuration de votre logement le permet, vous pouvez également choisir d’installer un poêle à bois, un poêle à fioul ou à pétrole. 
  • du chauffage central : ce système se compose d’un générateur de chaleur, qui peut-être une chaudière ou une PAC, raccordé à des émetteurs (radiateurs ou plancher chauffant) par des tuyaux. Ce système permet d’obtenir un confort égale et constant dans toute les pièces de votre logement.

Les aides étatiques pour vos projets


Depuis quelques années, l’Etat propose de nombreuses aides aux particuliers souhaitant effectuer des travaux d’isolation thermique dans leur habitation.

En effet, l’isolation thermique est désormais la principale source de dépenses en matière de travaux d’aménagement de l’habitation en France. Or, l’utilité de ces travaux n’est absolument pas à remettre en cause, puisqu’ils permettent la diminution des déperditions de chaleur et la réduction de la consommation d’énergie. 

Le financement de ces projets de rénovation est facilité par de nombreuses aides et subventions étatiques, comme le Crédit d’Impôt, les aides de l’Anah (Agence Nationale de l’Amélioration à l’Habitat), l’éco-prêt à taux zéro, la prime Énergie Calculeo et les aides locales de votre collectivité..

Depuis quelques années, Effy, via son Pacte Energie Solidarité, propose également aux particulier l’isolation de leurs combles pour la modique somme de 1 €.

Toutes ces aides sont naturellement soumises à conditions de ressources et bénéficient principalement aux ménages modestes.